Rugby – Des inquiétudes avant le match France – Pays de Galles

Ces derniers jours, le monde du rugby n’avait d’yeux et de mots que pour la fusion entre le Stade français et le Racing 92, de quoi éclipsé le dernier match du Tournoi des VI Nations à venir ce weekend entre le XV de France et le Pays-de-galles. Il ne faut pour autant pas oublier qu’un important défi y attend les Bleus au Stade de France.

Un match éclipsé par l’actualité

« Ah oui c’est vrai qu’il y a un match ! » a laissé échapper Jonathan Danty dans un sourire face aux journalistes. Il faut avouer que ces derniers ont sommé le trois-quart centre parisien de pas moins de 9 questions relatives à cette fusion de clubs avant d’en venir au match de ce samedi face aux Gallois. Une occultation qui ne saurait éclipser l’enjeu capital de cette rencontre pour les hommes Guy Novès : achever fièrement ces VI nations en glanant une seconde place derrière les intouchables Anglais, ou s’enfoncer dans une cinquième place qui, presque humiliante, prêterait largement le flan aux critiques et assombrirait l’avenir.

Il faut dire que la large victoire face à des Italiens (40 – 18), il faut bien se l’avouer, somme toutes assez faibles, n’a pas de quoi enflammer les observateurs. Surtout que dans le même temps, les Gallois, eux, renversaient les Irlandais au cours d’un âpre et viril duel (22 – 9). « C’est quand même le top niveau mondial », estime Jonathan Danty. « Chacun va devoir donner de sa personne pour avoir une chance minime de gagner. La défense galloise se fait très rarement franchir. J’ai en tête le pays de Galles – Angleterre (16-21) où j’étais devant ma TV, les yeux grands ouverts. Il y avait des temps de jeu à gauche, à droite. On va tomber sur un très gros morceau ».

Les Gallois invaincus face aux Bleus depuis 2011

Un adversaire des plus coriaces, devenu maître dans l’art d’enchainer les temps de jeu afin d’étouffer son adversaire sous la pression. « Ils font beaucoup de séquences avec des joueurs monstrueux qui font la différence », analyse Danty. « J’espère qu’on pourra s’accrocher ». Ce qui semble à la portée des Bleus qui ont plus d’une fois fait preuve de solidarité dans de telles circonstances.

Le principal danger pour survenir des airs selon certains joueurs : . « Depuis l’année dernière, ils sont toujours aussi bons sur les ballons hauts », décrypte Djibril Camara. « On avait perdu huit ballons. Samedi, on espère en perdre seulement un ou deux. Mais ils sont aussi pénibles dans les rucks avec leur numéro 9 (Rhys Webb, ndlr) qui est difficile à attraper. Et leurs ailiers sont surpuissants, ils vont vite avec de supers crochets ».

Il y a de quoi s’inquiéter. Les oppositions récentes entre les deux équipes ont d’ailleurs de quoi étayer ces inquiétudes : les Bleus restent sur cinq revers face aux Gallois. Pour retrouver leur dernier succès face à eux il nous faut remonter à la demi-finale de la Coupe du monde 2011 (9-8). « On veut prouver qu’on est capables de battre ces Gallois qui sont au-dessus du lot », conclue Camara. « Il faut nous laisser notre chance… »

A vos paris donc, qui pencheront pour les Français si vous êtes supporters avant tout et que vous préférez vous fiez à sa côte très raisonnables, ou sur les Gallois si vous êtes joueurs et que vous estimez les armes de ces derniers capables de vous rapporter gros au vu de leur alléchante côte.

Meilleure côte pour une victoire française : 1,55 sur Winamax

Meilleure côte pour une victoire galloise : 2,60 sur Unibet