Tour d’horizon des qualifiés pour les 8ème de finale

D’un côté une animation offensive tricolore en peine, de l’autre qualification et une première place du groupe pour les Bleus ; d’un côté les hooligans russes et anglais, de l’autre la magnifique ferveur irlandaise ou les accolades italo-belges ; d’un côté la retraite internationale de Zlatan Ibrahimovic, de l’autre les records de Cristiano Ronaldo et sa qualification arrachée ; d’un côté les matchs ternes où trop d’équipes bétonnent, de l’autre les multiples dénouements héroïques ou dramatiques, c’est selon, dans les arrêts de jeu ; d’un côté la petite crête blonde platine de Radja Nainggolan, de l’autre le jogging molletonné de Gabor Kiraly, l’emblématique gardien hongrois, etc, etc…

Le bilan de la phase de groupes de cet Euro se révèle tout en clair-obscur bien que la dernière saveur en bouche reste assez délectable.

Aucune grosse nation du football européen ne manquera donc à l’appel de cette phase finale ! 

La France et l’Angleterre sont sortis de leur groupe sans briller en arrachant toutes deux leurs points dans les derniers instants des matchs décisifs. L’Espagne a tout d’abord impressionné pour de ces deux premiers matchs, surtout lors d’une démonstration face à la Turquie, avant de s’incliner face à une splendide Croatie, qui a probablement pratiqué le plus beau football de cet Euro jusqu’alors. L’Italie a surpris les observateurs en faisant état d’une formidable organisation tactique mais aussi d’un talent insoupçonné pour venir à bout de la Belgique et de la Suède. L’Allemagne a gagné sans être ce rouleau-compresseur que l’on attendait, concédant même le nul face à une belle équipe de Pologne lors du dernier match. La Belgique, véritable outsider attendu de la compétition a soufflé le chaud et le froid en faisant preuve d’une étonnante stérilité offensive face aux Italiens avant de monter en puissance par la suite, en écrasant notamment l’équipe d’Irlande. Enfin, le Portugal aura montré d’inquiétants signes de faiblesse et surtout toute l’ampleur de sa « Cristiano-dépendance », calant à chaque fois que le madrilène manquait de réussite et obtenant sa qualification grâce aux coups d’éclat de ce dernier.

Reste quelques surprises parmi les plus petites nations du foot avec, comme mentionné plus haut, le niveau de jeu très relevé affiché par la Pologne et dans une plus forte mesure encore, par la Croatie. Le Pays de Galles d’Aron Ramsey et Gareth Bale a lui aussi beaucoup séduit, réalisant même l’exploit de terminer en tête de son groupe aux dépens de l’Angleterre. La Hongrie et L’Irlande ont eux aussi joué un football d’un niveau que l’on ne leur soupçonnait pas forcément. Mention spéciale enfin à l’Islande, île de seulement 300 000 habitants, qui proposa à cet Euro une équipe capable de sortir invaincue de son groupe après deux nuls et une victoire. Un petit poucet que l’on aura beaucoup de plaisir à suivre, à l’image de toute cette phase finale qui promet d’ores et déjà de belles affiches, Croatie / Portugal et Italie / Espagne en tête.