Paul Pogba

Son profil

Le milieu complet par excellence: polyvalent, puissant et technique, capable de rigoureux replis défensifs comme d’audacieuses projections vers l’avant ; il se retrouve régulièrement dans les phases décisives, que ce soit à la dernière passe ou à la finition.

« Un athlète NBA avec des pieds brésiliens » s’était bien inspiré un journaliste de la Gazetta Dello Sport. Un profil atypique qui lui confère un ascendant sur l’adversaire tant physique que technique. Paul est à son aise pour dribbler, s’imposer dans les duels, notamment aériens, ou encore faire parler la poudre en déclenchant de lourdes frappes de balle.

Son parcours

Paul Pogba fait partie de ses surdoués du foot, de ces talents hors-norme qui éclaboussent la planète foot avant d’avoir eu vingt ans et qui rêvent tout haut de ballon d’or sans que cela ne fasse rire personne.

Une précocité dans la virtuosité qui se trouva vite à l’étroit aux U16 du Havre. Le récit de ses exploits balle au pied traversèrent très tôt la Manche, trop tôt diront certains. A 18 ans, le gamin de la cité de la Renardière à Roissy-en-Brie, se retrouve lancé sur la pelouse d’Old Trafford par Sir Alex Ferguson, en lieu et place de Ryan Giggs ; son destin s’écrit au milieu de légendes.

Une blessure, un manque de temps de jeu et quelques incompréhensions pousseront pourtant le jeune Paul vers la Juventus du Turin, un autre monstre du football européen.

L’envol ne va pas tarder. Un premier but inscrit en début de saison lors d’une entrée fracassante face à Naples, quelques passements de jambes bien sentis et deux ou trois caviars savamment délivrés, « La Pioche », comme l’appelle ses proches, s’installe dans le collectif bianconeri aussi surement que son style se définit. Un premier titre collectif, le scudetto, précéde un premier titre individuel, celui du Golden Boy 2013, récompensant le meilleur joueur de moins de 21 ans en Europe. Entre temps, c’est donc logiquement que Didier Deschamps lui ouvre les portes de l’équipe de France.

Quelques frappes de mules, râteaux et autres double-contacts plus tard, Paul pousse Claudio Marchisio sur le banc et vient former avec Arturo Vidal et Andrea Pirlo l’un des milieux de terrain les plus séduisants et performants d’Europe. Le longiligne joueur turinois devient alors l’un des maillons essentiels de l’Equipe de France et contribuera largement au beau parcours de celle-ci, depuis les éliminatoires jusqu’à son quart-de-final face à l’Allemagne. Il sera élu « meilleur jeune joueur de la coupe du monde 2014 ».

Il glane deux nouveaux scudetti avec la « Juve » en 2014 et 2015, année de doublé avec la coupe d’Italie qui aurait pu devenir triplé si l’intouchable Barça n’avait pas mis un terme, au pied de l’ultime marche, à l’exceptionnelle saison de la Juventus, portée par un grand Pogba.

Pourquoi parier sur Pogba ?

Parce que, si à l’instar de toute l’équipe Turinoise, le début de saison de Paul fut poussif, elle s’avéra pourtant par la suite sensationnelle, peut-être plus que toute autre à titre individuel. Arborant désormais le légendaire numéro 10 bianconero de Platini, Paul a réalisé sa meilleure saison sur le plan comptable avec 8 buts et 13 passes décisives, de quoi lui octroyer le titre de « meilleur passeur de Série A » et conforter les parieurs qui le voient être décisif de le premier match face à la Roumanie. Chahuté par une partie des médias au vu de ses prestations en demi-teinte lors des derniers matchs des Bleus, il aura assurément à cœur, lors de cet Euro à domicile, de confirmer le célèbre adage : « les grands joueurs sont toujours présents dans les grands rendez-vous »

 

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