Le Stadium de Toulouse

Le Stadium de Toulouse s’érige sur une île au cœur de la ville, où il dresse ses courbes ovales qui lui valurent très tôt le surnom de « mini-Wembley » pour ses similarités architecturales avec le mythique stade londonien. Construit en 1938, déjà pour une grande compétition internationale, la première Coupe de Monde sur le sol français, l’enceinte a subi plusieurs grands travaux de rénovation au cours de l’histoire : en 1949, en 1997 en vue de la Coupe de Monde 98, en 2001 suite au drame de l’explosion de l’usine AZF et plus récemment en 2016 dans la perspective de cet Euro. Il est, avec ses 33 000 places, le plus grand stade de la région Midi-Pyrénées.

Ses travées furent témoins de quelques grands moments de football international. Six rencontres de la Coupe du Monde 1998 s’y déroulèrent, notamment un huitième de finale de haute volée entre les Pays-Bas et la Yougoslavie, qui vit Edgar Davids et ses légendaires lunettes sceller le sort du match d’une puissante frappe à la dernière minute. Mais l’on retiendra surtout la venue du grand Naples de Maradona en 1986, défait au premier tour de la Coupe UEFA contre une équipe de Toulouse héroïque. Le Stadium vibra tout entier ce soir-là au moment où la frappe d’ « El pibe de oro » vint s’écraser sur le montant d’une des cages de l’arène toulousaine.

D’autres grands moments de football international sont assurément à venir dans le stade de la « Ville rose » puisqu’il n’accueillera pas moins de quatre affiches lors de ce Championnat d’Europe. Un huitième de finale à définir et trois matchs de poule :

Espagne – République Tchèque le 13/06

La « Roja », double-tenante du titre, viendra donc y faire son entrée dans la compétition face aux solides tchèques, finaliste en 1996 et vainqueur en 1976 sous les couleurs de la Tchécoslovaquie. Si l’on dit les Espagnols sur le déclin depuis leur domination totale sur le football mondial entre 2008 et 2012, ils n’en demeurent pas moins un des effectifs les plus impressionnants de la compétition avec une ossature constituée de joueurs qui ont déjà tout gagné en club comme en sélection. Face à eux, les Tchèques pourront compter sur un des tout meilleurs gardiens au monde, Petr Cech, et quelques joueurs possédant une solide expérience internationale, tels Kadlec, le bordelais Plasil ou l’emblématique capitaine et joueur d’Arsenal, Thomas Rosicky.

Italie – Suède le 17/06

Après avoir affronté les redoutables Belges, l’Italie ira au Stadium se frotter à la Suède dans un match qui sera d’ores et déjà décisif. Vainqueur de l’épreuve en 1968, les Italiens, amputés de leur pépite Marco Verratti, auront à cœur de faire taire tous ceux qui émettent des doutes sur la squadra azzura depuis les départs des géants Del Pierro, Totti et autre Pirlo. Leur arrière garde turinoise composée de Chiellini, Barzagli et Bonucci, reste une des meilleures d’Europe et aura fort affaire face à l’immense Zlatan Ibrahimovic, qui sort d’une énième saison prolifique malgré ses 34 printemps et qui constitue évidemment l’arme numéro un des scandinaves.

Russie – Pays de Galles le 20/06

Dernier match du groupe B pour ces deux outsiders qui se disputeront vraisemblablement ce soir-là leur ticket d’accès pour les huitième de final aux côtés de l’Angleterre qui fait office de favori. Les Gallois, emmenés par les milieux de terrain d’Arsenal et de Liverpool, Aaron Ramsey et Joe Allen, et à plus forte raison par leur superstar, le madrilène Gareth Bale, devront se méfier des Russes, essentiellement composés de joueurs du CSKA Moscou et du Zenith Saint-Pétersbourg, habitués à jouer ensemble durant toute la saison.

 

Photo by Luc-Éric Manneville Lucio fr (Self-photographed) [GFDL, CC-BY-SA-3.0 or CC BY-SA 2.5-2.0-1.0], via Wikimedia Commons