Le Stade Pierre Mauroy de Villeneuve d’Ascq

Situé dans la banlieue de Lille, à Villeneuve d’Ascq, le Stade Pierre Mauroy a vu le jour en 2012 et n’a donc connu pour l’instant que des compétitions internationales d’autres disciplines que le football, accueillant notamment les championnats d’Europe de basket-ball (le stade réalise à cette occasion le record d’affluence pour un match de ce sport lors de la demi-finale entre la France et l’Espagne en 2015). Bâtie par la société d’architecture à qui l’on doit le viaduc de Millau, l’enceinte recèle la spécifié de posséder un toit rétractable.

La Stade Mauroy offrira à l’agglomération lilloise sa seconde compétition de football international après avoir accueilli des matchs du Mondial 1938 dans l’ancien stade Victor-Boucquey. Son importante capacité permettra à pas moins de 50 000 spectateurs d’observer six matchs durant toute la compétition : un huitième de finale et un quart de finale à définir, ainsi que quatre matchs au cours de la phase de groupes :

Allemagne – Ukraine le 12/06

Les Allemands, triples vainqueurs de la compétition, champions du monde en titre et pour beaucoup, grands favoris de l’édition, viendront donc en terre lilloise pour débuter leur Euro face aux Ukrainiens. Il est vrai que l’ogre allemand fait figure d’épouvantail dans ce Championnat d’Europe tant ses rangs semblent garnis de talents susceptibles de mener cette Mannschaft vers le titre : un gardien qualifié de « mur », Neuer, un des seuls de l’histoire à son poste à être grimpé sur le podium du Ballon d’Or ; des défenseurs, grands, costauds et rapides, références absolus en la matière : Hummels, Boateng ; des milieux de terrain qui sont parmi les meilleurs passeurs au monde : Kroos, Ozil, accompagnés de petits virtuoses du ballon, Draxler , Gotze ; et un attaquant aussi atypique que redoutablement décisif : Müller et sa réussite insolente lors des tournois internationaux.

Face à eux, la tâche ne sera donc pas des plus aisées pour l’Ukraine, participant pour la seconde fois à la compétition, mais qui pourra s’appuyer sur l’ossature du Dynamo Kiev avec en tête le talentueux Andriy Yarmolenko mais aussi sur Yecvhen Konoplyanka, tout juste sacré champion d’Europe en Europa League avec le FC Séville.

Russie – Slovaquie le 15/06

Second match de cette phase groupe qui promet d’être très accroché entre Russes et Slovaques. La Russie a pour elle son collectif rôdé et son grand attaquant, tant par la taille que par l’efficacité, Artem Dzyuba, qui fit tant de mal à l’Olympique Lyonnais en Ligue des Champions. Les Slovaques peuvent quant à eux compter sur les individualités qui composent son milieu de terrain : Kucka, Stoch, Weiss et surtout Marek Hamsik, le dynamiteur à l’iroquois qui fait depuis plusieurs années le bonheur des supporters napolitains.

Suisse – France le 19/06

A moins d’une surprise de taille, c’est au stade Pierre Mauroy que devrait se jouer la première place du groupe A lors de cette troisième et dernière opposition pour les deux équipes favorites du groupe. Pour leur quatrième participation à la compétition, les Suisses semblent peut-être mieux armés que jamais : des latéraux de haut niveau avec Lichsteiner, l’indéboulonnable de la Juve et Rodriguez, impressionnant avec Wolfsburg cette saison ; des milieux de terrain talentueux, de Dzemaili à Shaqiri en passant par Xhaka, tout juste transféré à Arsenal pour 45 millions d’euros ; et Embolo, le jeune prodige à la pointe de l’attaque helvète que l’arrière-garde française devra surveiller de très près.

Italie – Irlande du Nord le 22/06

Dernier match programmé de toute cette phase de groupe, les Italiens n’auront vraisemblablement pas d’autre option que la victoire face aux Nord-Irlandais, dans un groupe relevé aux côtés de la Belgique et de la Suède. Participant pour la première fois à une Coupe d’Europe, l’Irlande du Nord s’appuiera sur Kyle Lafferty, son sérial-buteur qui, du haut de ses 1,93 mètres, représente un danger permanent dans les airs.

 

Photo by Liondartois (Own work) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons