André-Pierre Gignac

Son profil

S’il y a bien une chose à laquelle on pense à l’évocation du jeu d’André-Pierre Gignac, ce sont à ces buts spectaculaires. Il faut dire que l’attaquant des Bleus est coutumier du fait, ses enchainements crochets-frappes enroulées en lucarne et ses reprises de volée ravissent les amateurs de compilations sur Internet. Plus qu’une habitude, une marque de fabrique. Une frappe lourde et précise donc, mais pas que, l’avant-centre se révélant également très à son aise dans le jeu aérien. Au-delà de ces capacités offensives, il fait également montre de réels apports défensifs en multipliant les courses pour exercer un pressing sur l’adversaire ou se replier pour apporter son aide à la défense.

Son parcours

André-Pierre commence à fouler les terrains de football dès l’âge de cinq ans avec l’Etoile sportive phocéenne avant de parfaire sa formation sous les couleurs du FC Martigues. Il est recruté en 2002, tout juste âgé de dix-sept ans, par le FC Lorient qui l’intègre au groupe professionnel en 2004 alors que le club évolue en Ligue 2. Il passera par un prêt à Pau en National avant de revenir en terre bretonne pour s’imposer lors de la saison 2006_2007. L’attaquant marque les esprits en réalisant un triplé pour son tout premier match en Ligue 1 en tant que titulaire, face au FC Nantes.
Il signe l’été suivant pour le Toulouse Football Club où il peinera à s’imposer lors de sa première saison, année de grande difficulté pour tout le club qui ne se sauvera de la relégation que lors de la dernière journée.

La saison suivante sera en revanche celle de son éclosion au sein de l’élite et André-Pierre surprendra les observateurs qui ne l’attendaient pas à un tel niveau. Le natif de Martigues ne marque en effet pas moins de vingt-quatre buts au cours de l’exercice, de quoi faire de lui le meilleur réalisateur de Ligue 1 et lui ouvrir les portes de l’équipe de France. Le néo-international peinera pourtant à confirmer l’année suivante, la faute notamment à une succession de blessures.

Peu importe, son statut en France n’est plus le même, et André-Pierre part prendre une nouvelle dimension en paraphant un contrat à hauteur de dix-huit millions d’euros en faveur de l’Olympique de Marseille.

Malgré un triplé réussi en Ligue des Champions et un premier titre à son palmarès après la victoire en Coupe de la Ligue, les débuts de l’attaquant dans le club phocéen ne sont pas idylliques. Durant tout le mandat de Didier Deschamps à la tête de l’équipe, celui que l’on surnomme « Dédé » peine à s’imposer et présente des statistiques peu à son avantage. L’arrivée d’Elie Baup en 2013 marquera le début de son renaissance et son nouveau statut de titulaire indiscutable relance la machine à buts qu’il était sous le maillot toulousain.

Après deux dernières saisons où il inscrira à chaque fois plus de vingt buts toutes compétitions confondues, André-Pierre surprend tout le monde du football en allant signer dans le club mexicain des Tigres UANL. Alors que tout le monde le pensait en pré-retraite à l’autre bout du monde, l’avant-centre réalise une saison splendide en enchaînant les buts tous plus beaux les uns que les autres, de quoi lui faire attraper le wagon des Bleus pour l’Euro 2016.

Pourquoi parier sur Gignac

Il s’en est fallu de très peu pour Dédé marque face à l’Irlande : un poteau, une parade du gardien, une déviation qui frôle le poteau… Sa rentrée fut concluante, il ne manquait plus que ce petit but. Clairement inscrit dans la rotation opérée à chaque match par Didier Deschamps, il y a fort à parier que « Dédé » trouve le cadre lors sa prochaine entrée face à l’Islande pour les quarts de finale.

Photo by Ludovic Péron (Own work) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons